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En santé, la donnée reste près des patients et des praticiens

Le lot Urbanisation et environnement multi technique du datacenter, remporté conjointement par SCC et Schneider Electric auprès de l’acheteur public UniHA, témoigne d’un besoin d relocalisation généralisé, dans le domaine de la santé, d’une partie d l’infrastructure informatique et des  données liées. En quoi le edge datacenter répond-il aux nouveaux besoins des praticiens et des patients ? A quel avenir prétend-il ? Avec Damien Giroud, Directeur Des Ventes  France chez Schneider Electric Secure Power, explorons les nouvelles possibilités qui s’offrent aux professionnels du soin en matière de edge datacenter.

Le edge est-il en voie de supplanter le Cloud ?

Non, car les modèles ne s’opposent absolument pas. Ils se complètent au contraire, compte tenu d’une multiplicité de cas incompatibles Cloud. Le Cloud conserve toute son utilité, en adressant les besoins quotidiens des entreprises à travers les solutions collaboratives, les messageries sécurisées le machine learning et dans le cas de la santé par exemple, pour le traitement statistique de données de masse. C’est un sujet qui nourrit beaucoup d’espoirs pour la pertinence des diagnostics.

Cela dit, autant le Gartner annonçait il y a 10 ans le Cloud comme unique pourvoyeur de croissance, autant le edge lui avait vraisemblablement échappé. Si les investissements des entreprises dans le Cloud continuent de progresser sans faillir, c’est maintenant 75 % de la donnée que l’on annonce transiter par le edge. C’est dire à quel point les prévisions doivent être prises avec des pincettes.

Par ailleurs, et cela illustre pleinement en quoi les deux technologies se complètent, l’interconnexion entre données locales et données globales est chaque jour un peu plus d’actualité,   les deux technologies devraient donc poursuivre leur croissance de concert.

 

Quels sont justement les usages rencontrés en santé qui ne se satisfont pas du Cloud ?

D’une manière générale, ils relèvent tous du besoin d’exploiter la donnée au plus près des usages. Comprenons bien que les usages digitaux ont évolué sans commune mesure ces dernières années, la crise sanitaire ayant été un accélérateur d’unmouvement néanmoins  déjà largement entamé.

Ces nouveaux usages, ce sont en premier lieu la réalité augmentée, laquelle, pour des raisons évidentes de temps de réponse, ne fonctionne qu’en disposant de données disponibles localement. Une chirurgie soutenue par des lunettes de réalité augmentée ne tolère pas de latence supérieure à 10 millisecondes. C’est un niveau de service qu’un datacenter distant seul, est incapable de fournir.

Le télédiagnostic, très répandu aujourd’hui, ou encore la dématérialisation du dossier médical nécessitent tous deux le déploiement local d’infrastructures informatiques, dans tous les points de contact du patient, pour que la chaîne de dématérialisation fonctionne.

Et puis c’est aussi une question de sécurité et de disponibilité pour tous les environnements critiques. La donnée est ainsi relocalisée afin de parer à d’éventuels incidents  – on songera à une coupure fibre par exemple –  aux conséquences potentiellement graves. Ici les établissements cherchent à garder l’autonomie indispensable pour poursuivre leurs activités, quoi qu’il arrive.

Pourtant, les cabinets médicaux, les SDIS, les EHPAD sont équipés d’actifs informatiques. Qu’est-ce qui change avec le edge datacenter ?

C’est vrai, le principe est loin d’être récent. Pas mal de cabinets médicaux disposent au moins d’une baie informatique, d’un serveur, d’un switch et d’une connexion. Mais les équipements sont, parfois , ouverts aux 4 vents et offrent l’image d’un chaos de câbles entremêlés.

Or en cette époque émaillée d’attaques informatiques et de règlements européens et français visant à renforcer la protection des données (RGPD en plaxce depuis 2018) dont les données de santé, ce sont des installations qu’on ne peut tout bonnement plus garder en l’état.

Ce qu’un edge datacenter a à offrir, ce sont les mêmes fonctionnalités, les mêmes performances et la même sécurité que l’on trouverait dans les grands datacenters, le tout mis à l’échelle d’un besoin local. Ces micro-datacenters (de la taille d’une grande boite à chaussures à celle d’un container) sont conçus pour protéger cette  donnée locale. Ils offrent du contrôle d’accès, de la surveillance et de la traçabilité, de la détection protection incendie, de l’urbanisation des serveurs mais aussi de la continuité d’alimentation électrique avec de la redondance et du monitoring. Une sorte de « all-in-one » qui sait se fondre dans les univers feutrés des cabinets médicaux comme dans les salles informatiques d’un hôpital.

 

Le secteur de la santé est demandeur. Quels sont les autres secteurs sensibilisés ?

Oui et l’on parle bien de toute la sphère de soin mais plus largement, de tout établissement qui traite de la donnée de santé. Ce sont évidemment les hôpitaux et les cliniques, les EHPAD, les SDIS, mais aussi les universités, les ministères, etc., tout l’écosystème de la santé. Le edge est une déferlante qui ne laisse aucun secteur à part. Ses cas d’usage sont illimités. On le rencontre naturellement en industrie pour la surveillance des chaînes de production notamment, tout comme dans le commerce avec l’intégration du digital pour enrichir l’expérience client (ce que certains appellent le phygital). Certaines enseignes de vêtements  parlent de  vitrines connectées, Amazon GO et ses magasins alimentaires sans caisse exploitent les technologies de edge datacenter pour traiter la donnée locale capturée en temps réel. L’agriculture, les loisirs, les collectivités sont concernés, et cette liste est loin d’être exhaustive.

 

Je crois que ce qu’il faut retenir, c’est que les edge datacenters et micro-datacenter répondront  à de plus en plus de situations quotidiennes et qu’il faudra savoir s’équiper correctement. Cela recouvre plusieurs concepts. Schneider Electric sait parfaitement accompagner SCC pour soutenir ces changements notamment dans le segment de la santé, en fournissant   aux établissements l’enveloppe énergétique, l’enveloppe physique, le système de refroidissement, la communication et la supervision indispensable à la réussite d’un tel projet. Tout cela avec une approche développement durable forte,   dans le cadre du respect d’objectifs ambitieux,  pour lesquels nous sommes engagés de longue date. Avec la croissance pronostiquée du edge, les solutions éco labellisées, les matériaux recyclables et dépourvus de dangerosité, les produits à très haute efficacité énergétique et une filière économie circulaire forte deviendront des critères d’achat de tout premier ordre pour les années à venir.

 

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