webleads-tracker

3 min

Devices mobiles, faites dans le dur

Quand vient le moment de renouveler le matériel informatique mobile des équipes, on ne songe pas toujours à sa solidité dans le temps. Pourtant, la robustesse des équipements n’est pas réservée qu’au secteur industriel. Toutes les activités de terrain peuvent malmener des appareils fragiles par nature. En cette époque où la consommation doit se faire plus durable au nom du bien commun, la résistance des devices aux contraintes extérieures n’est plus à négliger.

La mobilité, plus que jamais source de casse

Qui n’a jamais envoyé valser un ordinateur, une tablette ou un smartphone, à la suite d’un coup de frein un peu musclé, d’un coup de coude malencontreux, ou d’avoir les bras trop chargés ? Que celui ou celle à qui cela n’est pas arrivé nous jette la première pierre.

Toute utilisation en extérieur de matériel informatique est, par définition, source de dommage. Ces équipements sont fragiles, la plupart ne résistent ni à la poussière et à l’humidité, ni aux fortes variations de température. Ils ne résistent pas longtemps non plus aux multiples manipulations qui induisent chocs et chutes. Bref, les équipements mobiles semblent malheureusement destinés à participer à l’obsolescence rapide de l’informatique.

Dès lors que la casse de matériel est involontaire, la réparation ou le renouvellement est à la charge de l’entreprise. Si l’on amortissait le matériel informatique sur 10 ans il y a une éternité de cela, désormais le cycle porte plus volontiers sur des périodes de 2 à 5 ans dans le meilleur des cas.  Contracter une assurance reste de loin la pratique la plus courante pour faire face aux risques de l’itinérance. Toutefois, être assuré ne protège pas contre la perte de données en cas de défaillance de matériel. L’assurance n’affranchit pas non plus l’entreprise des obligations d’enrôlement des nouveaux équipements et de leur paramétrage, sans compter les délais nécessaires pour rééquiper le collaborateur, coupé pendant ce temps du système d’information de son entreprise. Pour les travailleurs nomades, cela équivaut à du chômage technique et dans certains cas, à l’arrêt complet de l’activité de l’entreprise.

Une majorité de secteurs concernée par la solidité du matériel

Chef de produit gamme professionnelle Enduro chez Acer, Richard Sengsuriya connaît bien la problématique. Il équipe des entreprises intervenant dans des domaines d’une grande variété. Sport automobile, industrie, construction, logistique, transport, défense, etc., il n’existe pas beaucoup de secteurs qui ne témoignent pas d’un besoin grandissant de matériel plus solide. « C’est un marché typiquement vertical. L’industrie de l’automobile par exemple exige du matériel extrêmement robuste pour les mécaniciens qui évoluent sur les circuits et sur lesquels les vibrations, les chocs sont monnaie courante. Ces équipements ne doivent pas faire défaut puisque ce sont eux qui fournissent la donnée à partir de laquelle les équipes travaillent en temps réel. On ne peut pas imaginer que le notebook tombe en panne au beau milieu d’une course».

Il y a de nombreux cas extrêmes comme celui-ci, pour lesquels des gammes d’ordinateurs endurcis offrent des taux de résistances exemplaires mais ce que l’on note, c’est que le besoin de robustesse n’est plus atypique.

Sur un chantier de construction, les ingénieurs et les conducteurs de travaux ont leur appareil à la main, en continu, quelles que soient les conditions climatiques. En grande distribution lors des inventaires ou les prises de commande, les magasiniers, les agents de quai, contrôleurs de qualité et responsables d’entrepôts sont équipés de tablettes connectées soumises à des contraintes qui ne sont généralement pas prises en compte lors de la conception du matériel. Même chose dans l’agriculture, qu’il s’agisse d’élevage ou de production céréalière, le device mobile s’est introduit dans les pratiques sans pour autant offrir tous les gages de solidité qu’exigent ces métiers. Et plus généralement on songe aux interventions techniques, en terrains accidentés ou difficile d’accès.

Des coûts internes et des externalités que le matériel endurci peut éviter

« Avec une durée de vie deux fois supérieure au matériel classique, les produits renforcés exigent moins de maintenance et se plient autrement mieux aux conditions de travail » poursuit Richard Sengsuriya. Les laptops comme les tablettes subissent des tests de solidité en haute et basse température, humidité, vibrations et chutes, sables et poussières, résistances aux hautes et basses pressions. À ce stade, ce sont des normes de qualité militaire qui s’appliquent mais le taux de résistance dépend également de la présence ou non d’un clavier par exemple et des indices de protection appliqués. Selon les besoins et les activités, l’entreprise optera alors pour une gamme de matériels semi-durcis ou endurcis, qui offrent des degrés variables de résistance jusqu’à la plus totale étanchéité de l’appareil.

Quoi qu’il arrive, ces appareils sont accompagnés d’une garantie plus longue, tests et prix d’achat obligent. Par ailleurs, dans le contexte actuel, la production de matériel informatique, stimulée par une demande en très nette augmentation, ne parvient que difficilement à suivre le rythme. Des équipements solides ont l’avantage d’éviter à l’entreprise d’interminables délais de renouvellement et la suspension de ses activités outdoor.

Certains diront peut-être que l’on sacrifie le style à la solidité. Les appareils endurcis présentent en effet un design robuste qui force la confiance mais les tablettes et notebooks semi-durcis conservent aussi une certaine élégance. Reste que l’heure est certainement venue de concevoir l’informatique non plus seulement comme l’extension d’un savoir-être, voire d’un paraître, mais bien du savoir-faire de l’entreprise et d’une conscience renforcée de sa responsabilité sociétale.

NOUS CONTACTER