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Pour les entreprises, la crise aura bien un « après » : il sera interconnecté

Si l’incertitude subsiste quant à la sortie de crise dans de nombreux domaines, l’IT est en revanche le territoire vers lequel les entreprises se tournent pour trouver réponse aux blocages rencontrés ces dernières semaines. Avec un degré plus ou moins élevé d’urgence, tous les secteurs s’accordent sur la nécessaire évolution des infrastructures informatiques, vers plus d’hybridation, plus d’interconnexion, plus de modularité. 

Incertitudes et convictions

Parmi l’immense littérature produite ces dernières semaines autour des conséquences de la crise sanitaire que vit la planète, beaucoup d’auteurs s’essaient à la projection d’éventuels futurs possibles. Peu d’entre eux cependant s’accordent sur la réalité d’un « après » profondément différent, qui serait éloigné de nos habitudes et de nos attitudes courantes. Et pour cause, l’incertitude reste de mise pour de larges pans de notre société.  

En revanche, il est un secteur qui atteste d’un mouvement de fond, c’est celui de l’IT et plus particulièrement de la transformation numérique que le gouvernement appelait de ses vœux pour le privé comme pour le public. Ce n’est ni un pari ni une évaluation à la louche. La branche technologique le constate chaque jour, les entreprises se mobilisent, et manifestent leur intérêt pour bénéficier de ce que le numérique a de meilleur à offrir.  

Une gestion des risques en cours d’évolution et priorisée 

Naturellement, il y a l’urgence. Urgence à offrir des conditions de télétravail à la fois décentes, adaptées et surtout sécurisées. Urgence à rendre ses données plus disponibles qu’elles ne l’étaient, son SI plus accessible de l’extérieur, ses moyens de communication plus efficaces. À ce titre, toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne et celles qui ont déjà fait les premières démarches vers le Cloud (privé ou public) ont en main un meilleur jeu que les autres pour réagir rapidement.  

Le constat porte au demeurant plus loin que l’urgence. L’enjeu est plus grand, et concerne nos modèles et notre capacité d’anticipation, relativement mise à mal dernièrement. Les réactions des entreprises sont avant tout dictées par le rapport qu’elles entretiennent avec cette crise, changeant significativement leur gestion des risques. Jusque-là, les entreprises montraient de l’intérêt pour l’innovation technologique, comme elles le feraient dans une optique reculée, un « pourquoi pas » séduisant, mais conditionné à l’existence de bulles de projets, décorrélés de l’activité principale. Cette perception tend à se modifier profondément.  

Perception modifiée des enjeux de l’hybridation 

Tout laisse à penser que la crise a provoqué un sursaut, en particulier sur la conception que les entreprises se font de l’innovation. Et parmi l’ensemble des projets IT mis sur la table, l’hybridation du SI est en première ligne. L’hybridation n’est plus une inconnue. Nombre d’entreprises ont déjà déployé des solutions, variant du débordement dans le Cloud public pour des besoins de performances ponctuelles à une structuration de leur IT permettant une bascule de leur Cloud privé entièrement dans le Cloud Public si nécessaire. Dans le même temps, la plupart des métiers travaillent déjà à partir d’applications Cloud native, c’est-à-dire conçues spécifiquement pour tourner dans le Cloud. Il n’y a donc pas ici de difficultés particulières de compatibilité.  

En revanche, la crise a fait apparaître des insuffisances, tant au niveau de la sécurité des connexions, de l’optimisation des réseaux, du stockage et de la disponibilité de la donnée. L’absence de plan de continuité d’activité prévoyant l’hypothèse d’une augmentation des capacités, associée à une hybridation incomplète, concentrée sur un unique fournisseur de Cloud en général, a provoqué des blocages de longue durée éprouvants.  

Bertrand Rousseaux, Cloud Architecte Solutions chez SCC, constate une profonde remise en question des stratégies jusqu’ici opérées : « Les entreprises sont poussées à penser différemment et à rendre leurs choix initiaux plus modulables. » 

Répartir le risque et se faire mieux accompagner 

Pour Fabien Gautier et Pascal Catelineau, respectivement Directeur Marketing et Responsable Alliances & Channel chez Equinix, distinguent 3 types de situations. Il y a d’un côté toutes les entreprises dont l’activité a été décuplée avec la crise. Ce sont les secteurs du broadcast (radio, télévision, plateformes de streaming…), du gaming, du développement applicatif. Ces entreprises ont un besoin immédiat à combler, ajout de serveurs, upgrade des réseaux, renforcement de leur présence, multiconnexions. De l’autre, ce sont toutes les entreprises sans contrainte soudaine forte, mais qui disposent de budgets suffisants pour restructurer leurs réseaux. Les secteurs du luxe, de l’assurance, de la banque-finance prennent d’importantes mesures en prévision des mois à venir. Enfin, il y a un large pan de l’activité mû par une véritable obligation de repenser ses infrastructures. On songe notamment au secteur public, en particulier les hôpitaux, mais également l’éducation nationale.  

Si les contraintes sont différentes, ces trois grandes catégories se rejoignent sur l’impératif de mieux répartir le risque et de diminuer la dépendance à un seul fournisseur. En cela, l’aptitude d’une entreprise à s’interconnecter quand c’est nécessaire aux partenaires indispensables, à travers de multiples liens, représente un des principaux enjeux de l’évolution à venir.  

À ce besoin d’interconnexion s’ajoute l’exigence d’un accompagnement, d’une coordination orchestrée vers la création de ces nouveaux écosystèmes numériques, modulables et surtout adaptables à un contexte donné. En effet, il faudra savoir aussi anticiper la sortie de crise, et avec elle, viendront des attentes en capacité réseau moindres, sans toutefois sacrifier la haute performance et la faible latence qu’offre le multicloud hybride et l’interconnexion.  

 

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