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Les mutations du stockage Objet

Du traditionnel stockage capacitif à l’intégration de nouvelles performances pour le développement applicatif, en passant par une exploitation des métadonnées dans un objectif de conformité et de valorisation des archives, le stockage Objet se montre toujours plus polyvalent. Il devient une solution de stockage, certes complémentaire, mais surtout de plus en plus indispensable dans un univers business construit autour de la donnée.

Toujours économique et capacitif

Dédié aux données non structurées, le stockage Objet a longtemps été cantonné au stockage capacitif longue durée, pour répondre à des impératifs d’archivage et de sauvegarde en vue notamment de la mise en œuvre d’un plan de reprise d’activité. C’est encore aujourd’hui une de ses raisons d’être, compte tenu de son coût avantageux, pour assurer la rétention à long terme d’une donnée froide n’exigeant pas de hautes fréquences d’accès, et à ce titre de performances spécifiques.

AWS par exemple réalisant d’importantes économies d’échelle grâce aux volumes de données gérés, le stockage Objet dans le Cloud affiche des tarifs très accessibles. Au demeurant, la technologie on-premise se montre également compétitive, si l’on réussit à la densifier suffisamment en consolidant plusieurs besoins sur une même infrastructure de stockage.

Le stockage Objet demeure la technologie phare pour qui souhaite moderniser à moindre coût ses solutions d’archivage et se débarrasser enfin des bandes, fragiles et exigeant des régénérations régulières.

 

Une mutation en cours

Mais son succès dépasse largement les besoins de stockage capacitif et tient à une conjonction d’événements et de caractéristiques qui lui sont propres. L’adoption du protocole d’accès S3 par les Cloud Providers a considérablement accéléré la diffusion de cette technologie, engageant rapidement constructeurs et éditeurs à rendre leurs produits compatibles avec l’API. Dans le même temps, l’appétence des développeurs s’est accrue avec l’opportunité de concevoir des applications affranchies des frontières, communiquant avec un stockage décloisonné, par de classiques protocoles web.

Les entreprises ont aussi contribué à déclencher la mutation du stockage Objet vers plus de performances en prenant progressivement conscience de cas d’usage encore inexplorés. « Souvent, c’est à l’occasion d’un POC relativement traditionnel qu’elles découvrent les possibilités supplémentaires du stockage Objet. Son apport au développement d’applications web ou Cloud natives en fait partie » remarque Jérémy Raynot, avant-vente chez Dell Technologies. Mais, parce que ces applications nécessitent des accès fréquents au stockage, contrairement à la donnée froide, « les demandes de nos clients vers un stockage compatible S3 plus performant sont en augmentation. » Depuis un an maintenant, les baies de stockage Objet s’hybrident en accueillant du cache SSD ou vont jusqu’à se rendre fullflash.

 

80 % des données générées hors du datacenter

Avec son protocole d’accès versatile et ses mécanismes sophistiqués de protection de la donnée, le stockage Objet se fait agrégateur de toutes les données non structurées de l’entreprise, capable de remplir des missions variées. Outre le besoin applicatif en croissance, de nouveaux projets comme l’analytique et le big data prennent de l’essor, notamment sous Hadoop, grâce au connecteur S3A, qui permet d’exploiter de très grands volumes de données directement depuis un tiers froid offrant assez de performances pour y parvenir. Et parce que toujours plus d’applications lui sont compatibles et qu’il apporte une extrême complémentarité avec les autres systèmes de stockage, le stockage Objet poursuit sa conquête au travers de l’IoT en industrie et dans le retail.

Son atout est de savoir centraliser l’ensemble des flux situés en périphérie du datacenter. Avec 80 % de la donnée aujourd’hui produite à l’extérieur du SI par de multiples acteurs, collaborateurs, partenaires, clients, la collecte et l’exploitation de la donnée requièrent de la consolidation. «Elastic Cloud Storage permet un déploiement en mode géofédération, qui associe plusieurs clusters éventuellement dispersés sur plusieurs plaques continentales. La donnée est alors accessible depuis n’importe quel cluster appartenant à la géofédération en lecture écriture simultanée, avec une consistance globale forte. »

Valorisation et conformité renforcée à partir des métadonnées

Si l’API S3 présente à elle-seule un vaste éventail de potentialités, l’approche métadonnées en stockage Objet n’est pas en reste et transforme concrètement la gestion des archives. L’industrie des médias par exemple y voit l’occasion de passer d’un poste de coût à un centre de profit, offrant à ses importants stocks de contenus archivés une seconde vie.

L’espace d’adressage plat, l’identifiant unique et le riche ensemble d’informations liées au contexte de l’objet (métadatas) permettent à une entreprise de développer de nouveaux usages et de mettre à disposition immédiate de multiples contenus jusqu’ici difficiles d’accès. « Streaming et vidéo à la demande, archives actives, accès simplifié des praticiens à l’imagerie médicale… la gestion des métadonnées en stockage Objet est souvent à la source d’innovations stratégiques » explique Jean-François Villata, Channel Account Manager chez Dell. Ces caractéristiques améliorent l’indexation et la gestion documentaire tout en renforçant la dimension analytique. C’est en outre un argument de poids face aux capacités de réduction et de déduplication réduites de fichiers lourds et déjà compressés.

Enfin, une structuration organisée des métadonnées participe au respect des obligations légales et réglementaires des entreprises dans le traitement des données à caractère personnel, perfectionne les processus requis et contribue à accélérer la réponse adéquate aux demandes d’accès, de modifications et de suppression des utilisateurs.

« Avec l’essor du développement d’application en mode conteneurs, et depuis que les entreprises sont sorties des phases de tests, les besoins en performances et les exigences de faible latence ne sont pas près de diminuer. Ce phénomène oriente fortement l’avenir du stockage Objet, vers une exploitation de ses possibilités autour de cas d’usages toujours plus nombreux. » conclut Jean-François Villata.

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