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Étendre ses environnements de virtualisation locaux vers le cloud : pourquoi, comment ?

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Offrant davantage de disponibilité et d’agilité, l’hybridation permet d’étendre les environnements de virtualisation locaux vers le cloud, répondant ainsi aux problématiques IT actuelles de sécurité, de transformation, voire de coût. Pourquoi et comment virtualisation et hybridation font-elles bon ménage ? Passage en revue des principaux cas d’usage.

 

« Faire plus avec moins » : les avantages de la virtualisation

En permettant de densifier les ressources informatiques sur du matériel existant, la virtualisation répond au moins en partie à deux situations pour le moins contradictoires dans l’entreprise, à savoir l’accroissement des besoins en ressources informatiques, et la stagnation voire la réduction de leurs budgets SI. Autant d’éléments qui les poussent à devoir « faire plus avec moins ». C’est la raison pour laquelle aujourd’hui une grande majorité d’entreprises a d’ores et déjà opté pour les technologies de virtualisation autant que possible.

Avec l’hybridation, il est possible de déployer dans le cloud un environnement de virtualisation identique à celui qui est opéré dans le datacenter du client. Cela permet de déplacer facilement les ressources du datacenter local vers le cloud, en utilisant les mécanismes intégrés aux services de l’hyperviseur, sans transformation de l’enveloppe de la machine virtuelle lors du basculement.

 

Mais pourquoi vouloir déplacer ses environnements virtualisés dans le Cloud ? 3 grands cas d’usage (qui peuvent d’ailleurs se combiner) se rencontrent généralement dans les organisations.

 

 

Cas d’usage n°1 : le besoin de déplacer son datacenter

Pour différentes raisons, une entreprise peut être amenée à devoir déplacer son datacenter : pour réallouer un site d’hébergement, parce que le contrat arrive à échéance, un changement de stratégie, un différend avec l’hébergeur… Ce déplacement, parfois contraint, peut amener un questionnement nouveau chez le client : est-il encore pertinent d’acheter et d’héberger ses propres serveurs ? Ce genre de déplacement peut être compliqué à opérer. À ce moment-là, le client peut décider qu’acheter et héberger ses propres serveurs ne l’intéresse plus, sans pour autant avoir le temps de tout transformer vers des services cloud natif.

L’hybridation de son datacenter est alors une bonne option, puisqu’elle permet de déplacer les ressources sur un hyperviseur identique à celui du client, mais géré par le fournisseur de cloud. Le déploiement s’opère facilement et en quelques heures, sans investissement.

 

 

Cas d’usage n°2 : mettre en place une stratégie de transformation

L’entreprise engage une stratégie de transformation et entend passer ses VM en services cloud natif. C’est un processus qui demeure complexe. Il fait notamment intervenir des développeurs et consultants dédiés à la refonte des applications afin de les rendre compatibles avec le fournisseur de cloud sélectionné. Et, dans le cas d’applications anciennes, l’effort de transformation vers un environnement Cloud public peut parfois être impossible.

Dans ce genre de cas, la mécanique d’hybridation peut être utilisée pour résoudre une partie des problématiques liées aux dettes applicatives mais aussi aux problématiques de dépendances entre les couches d’applications qui peuvent surgir dans un tel cas de figure. Comment ? En déplaçant les couches de données ou de serveurs d’applications sur un environnement identique à ce qui existe en local, mais localisé chez le cloud provider. La liaison entre l’hyperviseur hébergé dans le Cloud et les services Cloud natif étant directe, les avantages sont immédiats : haute performance et sécurisation intégrée pour ne citer qu’eux.

La méthode permet aussi d’aller vite sur les sujets les plus simples et les plus bénéfiques à la stratégie de l’entreprise, tout en prenant le temps d’optimiser l’application sur ses couches les plus complexes à transformer.

 

 

Cas d’usage n°3 : préparer la reprise ou la continuité d’activité (PRA/PCA)

Un autre cas d’usage courant se rencontre lors de l’établissement d’un plan de reprise (ou de continuité) d’activité dans les règles de l’art. Or, disposer d’un second site physique d’hébergement, éloigné du premier, n’est pas toujours envisageable.

Dans ce cas de figure, le Cloud se prête bien à l’exercice en se montrant en outre peu coûteux puisqu’il suffit d’y préparer un environnement minimum, de deux à trois nœuds dédiés à la configuration réseau et stockage notamment, destinés à être répliqué à la volée en mode production, en cas d’incidents. Dans l’heure ou les deux heures qui suivent, le redémarrage des services critiques et le provisionnement des ressources utiles est facilité.

Cela dit, le choix d’un environnement virtuel dans le Cloud à destination d’un PRA/PCA est aussi pleinement valable dans le cadre d’opérations de maintenance, qui nécessiteraient par exemple une coupure d’électricité de longue durée.

 

 

L’importance d’un accompagnement FinOps

Comment s’assurer que le projet d’hybridation soit viable ? SCC préconise toujours d’intégrer une approche FinOps dans les déploiements cloud, dès les phases d’études. Le cloud présente l’avantage de payer à l’utilisation, mais encore faut-il comprendre dans le détail comment fonctionne la tarification et identifier les coûts. La démarche FinOps est une approche globale qui commence dès le début du projet pour bien définir l’architecture dont a besoin le client, mesurer les besoins, collecter les inducteurs de coûts et les analyser, tout en anticipant les projets.

Dans le cadre de son offre de FinOps autour du cloud, SCC apporte une ingénierie financière aux entreprises pour les aider à piloter les flux financiers liés à l’utilisation des environnements cloud. Objectif : aider les clients à optimiser leur consommation et maîtriser leur budget. Le cloud offre de réelles possibilités d’optimisation budgétaire, autant en profiter.

 

Les infrastructures se transforment, les équipes SI aussi

Et les équipes SI, dans tout ça ? Plutôt réfractaires quand il s’agit de transformer une infrastructure ou optimistes à l’idée de développer de nouvelles compétences ? La vérité est sûrement un mélange des deux. L’ensemble de la culture SI est appelée à se transformer, et le cloud hybride peut se révéler structurant d’un point de vue managérial.

Concrètement, il s’agit de changer certains modes opératoires pour passer d’une équipe informatique en silos à une organisation plus agile. Certaines tâches auparavant effectuées par les équipes vont ensuite être prises en charge pour le fournisseur de cloud. L’avantage pour les managers est de permettre à leurs équipes de se concentrer sur des tâches et des opérations à plus forte valeur ajoutée (piloter la consommation, par exemple), tout en permettant à d’autres de continuer à travailler sur une infrastructure qu’ils maîtrisent bien.

Si l’hybridation du datacenter est attractive à plus d’un titre, elle n’en reste pas moins un sujet complexe à maîtriser, souvent liée aux besoins métiers. SCC accompagne les organisations dans leurs projets d’hybridation avec comme objectif la transformation rapide, fiable et sécurisée de leurs infrastructures.

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